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Les expositions de
l'Atelier André Girard
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UN FABULISTE SANS MORALE
Chaque dessin de Daniel Maja constitue une fable dont il manque...
le texte et la morale.
Probablement il sait, lui, l’artiste, quelle
histoire se cache derrière chaque œuvre,
et quelle conclusion s’impose.
Du genre : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».
Ou bien : « Notre ennemi c’est notre maître ». Ou encore : « La raison du plus fort est
toujours la meilleure ». Peut-être aussi l’ignore-t-il. Mais sa main droite le sait si sa gauche l’ignore.
Daniel Maja, c’est Esope muet, Phèdre silencieux, La Fontaine
mutique, Florian aphone.
Mais également Zeuxis bavard. Zeuxis, c’est le peintre de l’antiquité grecque qui abuse les oiseaux
par la vérité
de son trait et confond le picoreur avec des raisins plus vrais que
nature :
il peint
des raisins qui sont des raisons plus vraies, plus vraies que nature. Chacun de ses dessins raconte
donc la raison poïétique, pas poétique, non, mais poïétique, autrement dit : la raison dans
sa
capacité à produire – la raison pure, fille de l’imagination la plus impure. Il traque la bête que
chevauche l’imaginaire lancé à plein galop.
Voilà pourquoi presque partout dans son monde doucement halluciné on trouve des animaux,
des bêtes, un bestiaire dans lequel l’animal n’est pas qui l’on croit, l’humain non plus, donc.
Un mélange truffé de chimères, rempli de tendres monstres, dans lequel passe parfois l’ombre
de Granville et toujours l’âme du fabuliste.
Visitons le zoo : un oiseau dont la cage thoracique est un orgue
de barbarie avec jambes humaines ;
une femme enlacée dans une danse avec un âne aux jolies chaussures, sanglé dans un beau
costume ; un cheval penché vers un miroir ; une femme au long bec emmanché d’un long cou ;
la course à l’abîme du squelette d’un cheval
chevauché par Pulcinella ; un éléphant tel un bâtiment
de Venise ;
un chat fuyant les ectoplasmes ; l’attelage d’un porc et son maître dont chacun tire
dans une direction opposée ; un satyre qui joue aux dés ; un crocodile terrassé par un prélat ;
un rhinocéros mené en laisse par le bout du nez ; un lapin combattant une femme
avec sa lance
et son bouclier ; un paon se pavanant au son d’un
accordéon ; un chat faisant de même au son
d’une flûte jouée par un
géant ; un pivert prisonnier de son bec, fixé, figé, immobilisé dans
un
palmier ; un cerf sur une jetée et bien d’autres banalités. Car,
chacun en conviendra, ces petits
spectacles remplissent le quotidien. Qui n’a jamais rencontré, en effet, un homme portant un
âne sur son dos croisant son semblable chargé quant à lui d’une tour ?
Ces énigmes saisissent le temps du dessin, autrement dit de l’éternité si l’on sait en prendre soin,
elles figent un fragment d’imaginaire, un bout de poésie, un morceau d’inconscient, un lambeau
du temps des rêves, des bribes d’histoires de bêtes et de gens, d’architectures et de situations
baroques. Elles sont les énigmes de l’inconscient.
Or tout inconscient ressemble à celui de son
voisin - moins le
contenu...
Daniel Maja propose de visiter les songes et les rêves, les labyrinthes de l’âme et les couloirs
d’une mémoire sans contraintes, libre, libérée, comme l’expérimente l’enfant un jour sans
instituteur ou une après-midi d’école buissonnière. Cette visite accomplie, on comprend
que le dessinateur parle comme Esope, sauf qu’il se tait… .
Michel Onfray
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Entre morsures à dents acérées et regards tendres ou perdus dans un univers fait de décors
oniriques, le trait souligne toujours avec force l'idée du moment, sans honte à transformer
mais avec brutalité parfois, un monde souvent fait de vérités dérisoires. Antonelli met en miroir
notre reflet, il n'est pas responsable de la déformation de notre réalité, il nous montre l'autre
coté de ce que nous sommes peut être, sans ménagement, sans compromis.
Il avance aussi sur un autre front, voyage à pas feutrés dans un imaginaire riche et fantastique
peuplé de signes inquiétants et répétitifs, histoires racontées au gré de son humeur provoquée
par des événements qui l'enchantent ou le choquent.
Il avance... inexorablement comme si le chemin qu'il suit le poussait, sans arrêt, à modifier
volontairement sa vision des choses et des gens qui l'entourent pour nous obliger à réfléchir
sur nos propres certitudes.
Patrick Sonnet
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Il avait le sérieux qui permet toutes les fantaisies.
Maurice Barrès
La fantaisie est encore la seule façon qui nous soit donné de dire la vérité.
O'Henry
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Mai 68 - Photographies
En 1968, Serge Hambourg était reporter photographe au Nouvel Observateur.
AU début de cette année là, il commença un reportage sur l'impréssionnant bidonville de Nanterre,
situé proche de la faculté, qui le tint plusieures semaines sur place, (l'avantage de travailler pour un
hebdomadaire plutôt que pour un quotidien est que l'on a beaucoup de temps pour traiter le sujet).
Serge Hambourg fut donc présent dès le mois de mars, dès le début du mouvement de révolte
des étudiants.
Etant journaliste, Serge Hambourg documentait les évènements, il s'agissait pour lui, non seulement
d'illustrer les faits mais dans le même temps, de céer des images personnelles et esthétiques,
chacune
d'elles devant devenir une œuvre même prise séparèment. Ces photographies ne sont pas violentes.
Pas d'affrontements sanglants, elles témoignent de moments exceptionnels de cette courte histoire.
Exaltente pour tous : “La révolution de mai 68”
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"L'humour moderne procure une surprise quelque peu choquante, joyeuse, libératrice".
Tristan Tzara
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Qui n'a pas croisé ce genre d'annonce prometteuse ?
Grâce à telle potion ou à telle lotion votre système capillaire refleurira ou vos seins boursoufleront.
Malgré le potentiel comique propre à ce genre d'annonce, il n'existe que très peu de dessins
d'humour sur le thème AVANT/APRÈS.
La difficulté extrême en est la raison.
Seuls les grands parmi les humoristes franchissent l'obstacle.
La rareté des réussites nous rend particulièrement fier de vous signaler cette dernière.
Dans la case AVANT on peut voir une montre qui indique 9h08.
La case APRÈS représente la même montre mais... à 9h16 !
Impécable ! Non ?
Jacques Colombat
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Cabinet de curiosités
Pendant des années, en faisant mon métier, j'ai cherché des gestes,
scruté les autres, observé. Un combat permanent pour m'étonner.
Et puis un jour, pour retrouver une discipline oubliée,
j'ai replongé mon œil dans le carré d'un Hasselblad ;
et là, tapis dans la pénombre, toute cette accumulation de scènes,
ce fourmillement de personnages, m'attendaient impatiemment…
Je n'avais plus qu'à jouer avec.
Un jeu complexe. Merci aux surréalistes qui ont bouleversé
nos consciences,
en nous montrant les chemins exemplaires de tant de pratiques poétiques
et picturales.
Jean Denis
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Tête de gondoles
Lithographies de Cabu
Sculptures de Mougey
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D'une simple ligne faisant le tour des objets et des gens
– un veston, une chaise, un trombone, un crâne de profil, des pieds
dans leurs bottines et des mains qui ne mettent pas des gants –
comment s'y prend-t'il, Robert Willems, pour insuffler tant d'idées aux formes ?
Il met en lumière des banalités d'un autre ordre.
En tout cas aussi convaincant que l'ordinaire.
Le dessin c'est comme la vie, ça ne tient qu'à un fil.
Sa plume part calme et droite, elle nous dessine juste ce qu'il faut
de contour et c'est joué, on y croit. Ses sources ?
Il est de la famille des imperturbables :
René Magritte, Louis Scutenaire, Paul Colinet.
Un trio qui connait la valeur du kilo de pléonasmes.
Dans les années cinquante et plus loin encore, octobre revenant,
l'auguste journal "Le Soir" reproduisait une photographie des étangs
d'Ixelles avec une légende :
C'est l'automne aux étangs d'Ixelles, les bruxellois profitent d'un rayon
de soleil pour admirer les cygnes.
Le trio se devait d'appliquer un réactif. D'où les Ceci n'est pas de Magritte, les Inscriptions" de Scutenaire
et La Manivelle du château de l'oncle Paul — réellement l'oncle de Robert Willems.
On n'arrête pas le réel. Ce neveu naturel et d'élection
aura désigné le sourire bizarre des activités humaines.
Carrément une énigme de la surréalité.
Pierre Alechinsky
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Serge Hambourg nous montre aujourd'hui ses nouvelles photographies,
faites à hauteur d'oeil.
Pour lui, il n'y a ni petits ni grands sujets,
tout est prétexte à images.
Celles-ci ne représentent ni événement,
ni reportage, ni portrait.
Des images captées fortuitement,
mises en scène par d'autres qui,
sans le savoir,
les lui avaient précisément construites :
Il suffisait alors à Hambourg de regarder.
Tout simplement.
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Tirages limités disponibles en plusieurs formats
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"Comme vous, je sors de l'expo JY.
Mais moi je suis tout déprimé.
Je viens de comprendre pourquoi j'écris :
parce que je ne sais pas dessiner comme ça !
Chacun de ses dessins est un roman si juste,
si riche et si complexe, que je n'aurais
pas su trouver les mots pour l'écrire."
Daniel Pennac
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"Naguère, on a eu l'occasion de lui rendre visite à son atelier,
un nid d'aigle perché au sommet d'un immeuble d'artistes à Montparnasse.
Là, surprise : des tableaux, des vrais …
Quand la peinture dégouline chez Vial, ce n'est pas par abondon,
c'est par goinfrerie.
Elle coule de plaisir…"
"… La matière, par exemple, étendue, grattée, étendue à nouveau,
crée une stratification réjouissante sans jamais s'empâter.
Et puis il y a cette main, ce chic fou décelable par exemple
dans l'exécution du chien, qui pourrait être dangereuse
tant elle est talentueuse, si Nicolas Vial n'avait la force de savoir
y renoncer au profit de la construction de l'ensemble."
Harry Bellet. Le Monde.
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Il y a chez ce sculpteur une quête de l'absolu
La ligne tendue jusqu'à l'extrême se brise.
La surface du bois patiemment lissée, sensuelle,
cède à la violence naturelle de la matière et du métal brut.
Shaftaï est hors du temps, hors des modes.
Laissons nous apprivoiser…
Laissons jouer la séduction
qui mérite bien le temps nécessaire
de nous y laisser prendre.
Danièle Delorme
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Gébé est mort en 2004. Il avait 75 ans.
Dessinateur, écrivain, parolier, auteur dramatique, scénariste,
cinéaste, rédacteur en chef et directeur de journaux.
Il laisse une œuvre d'une originalité rare, protéiforme, drôle
provocante, cérébrale et toujours poétique.
C'est un humoriste qui ne me fait pas rire :
il m'oblige à réfléchir et à oser rêver.
A mes yeux, il est un penseur.
A l'évidence, il y a plusieurs Gébé :
Il y a l'homme discret, pudique, noyé les yeux ouverts
dans un songe permanent, impénétrable dans sa forêt de secrets…
Frédéric Pajac
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L'Assemblée Nationale
vue par Philippe Mougey
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Je suis maniaque des crayons et toujours
dans une quête imbécile de l'outil
qui travaillerait le mieux, "du crayon parfait"…
Se faire greffer un super crayon
A la place de la main,
est-ce une bonne solution ?
Besoin de l'outil parfait,
Prolongement des doigts…
La sensualité, le plaisir
qu'il y a à écraser une mine
Sur le papier entraîne un autre besoin :
Celui de tailler…
Danc la manie des lames, des couteaux
et le complexe de l'aiguiseur !
Attention au crayon greffé sur la main !
On attend l'état de grâce…
Jean Gourmelin
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… Passé ainsi brièvement de la géométrie
des mots à l'algèbre des couleurs,
Raymond-la-science, fidèle à son territoire
de fantaisie et d'expérimentations
n'en avait pas moins bouclé une œuvre
à part entière. Spontanée,
ludique, insolite et buisonnière.
Une brassée de rêveries sans parole.
Son jardin secret. Mi gouache, mi raison …
Dominique Charnay
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Dessins anciens et modernes,
photographies
Contemplatif par vocation
"Le Poète" voit dans la vie
végétative de l'arbre
un exemple à méditer
et, si possibble, à imiter.
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Croquis et dessins, Hara-kiri et autres…
Pierre Fournier dessinateur,
devient grand reporter en chambre !
Armé de son crayon le plus noir,
il épingle la petite vie des gens
et celle du monde tel qu'il va…
Doux rêveur, utopiste pour les uns…
Prophète catastrophiste pour d'autres,
il réussit à galvaniser les énergies
de ces "militants-chercheurs"
appelés plus tard "écolos".
Longtemps, il ne s'est imaginé
autrement qu'en train de dessiner…
…Là est sa démarche authentique,
sa vérité.
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… Pendant vingt ans, les idées se bousculent, les images éclatent, les mots rebondissent et les "décors" donnent aux séquences filmées un style, une couleur, un climat qui caractérise les créations de Trauner…
… Il sera appelé à travailler avec les plus grand cinéastes…
Nadine Musté
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…aux jeunes qui me font
l'amitié de venir me voir, je
donne le conseil : dessinez !
L'abcence de dessin partout
se fait sentir en littérature,
comme en morale, comme
en politique.
On ne peut être maître de
son sujet que si on l'est
de son tracé.
Rien n'est plus proche de
l'émotion q'un dessin
direct…
Roger Wild
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Les Édition du Seuil et l'Atelier An.Girard
présente deux livres :
Carnets de voyages d'André Girard
Libido de Gus Bofa
Marie Grosos, Théote et moi, nous
nous sommes aperçues que notre
père André Girard et Gus Bofa,
pourtant d'univers si différents,
s'étaient "trouvés", tel des
"camarades de régiment"
dans les années d'entre
les deux guerres.
Nous avons voulu les réunir
les faires revivre
pour le plaisir de tous.
Danièle Delorme.
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Travaux de l'école, diplome 2002
C'est quoi un diplôme de métiers d'art ?
Un projet que l'on développe tout au long de la dernière année du cursus scolaire.
Quel genre de projet ?
C'est l'étudiant qui décide. Il présente son idée, son "thème", devant un jury qui, s'il est séduit, donne son aval pour la réalisation du projet.
Ce sont toujours des projets de sculpture ?
Pas forcément. La recherche peut être liée à la parure et au bijou, au costume, au décors, à l'orfèvrerie, au design, etc…
Mais la sculpture reste le choix le plus retenu par les étudiants.
Il est essentiel, pour eux, de confronter leur travail au regard d'un public, de découvrir le monde des galeries et du marché de l'art.
Combien d'élèves à Olivier de Serres ?
584 environ.
Répartis dans combien d'ateliers ?
12 ateliers ; céramique, vitrail, mosaïque, fresque, matériaux de synthèse, métal, esthétique industrielle, communication visuelle, publicité volume stand, textile, architecture d'intérieur, plasticien de l'environnement architectural.
Remerciement à toute l'équipe pédagogique ainsi qu'à Fred Barnley.
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L'art moderne serait inconcevable sans l'humour, sans l'ironie, sans l'absurde.
Heureusement l'humour est quelque chose que l'on ne peut pas définir, c'est un don inné…
Josef Kroutvor
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Un artiste complet qui refuse toute forme de restriction de son oeuvre : "Bien que ces derniers temps je m'occupe surtout de sculpture, je n'oublie ni la peinture, ni le dessin, ni la littérature.
Ces arts sont des labyrinthes en eux-mêmes, je me perds dedans et ne cherche pas à savoir lequel est le plus important pour moi." Mis à part son talent de peintre et de sculpteur, Karel est également poète.
Depuis les années soixante, il publie de la poésie.
Son premier recueil, Recherché est sorti en 1969 (en Tchécoslovaquie, chez l'éditeur Ruze). Tous ses poèmes sont écrits en tchèque, Karel a plus de mal à exprimer sa poésie en français.
Sa nature même est chimérique, d'où l'idée d'intituler l'exposition "Les chimères de Nerval par Karel Zlin". Il est impossible de dissocier l'image de la poésie.
En examinant de près ses tableaux et ses sculptures, j'ai trouvé un lien étrange avec certains poèmes de Nerval.
L'oeuvre de l'artiste m'apparaît comme une traduction en image de celle du poète.
Meriem Laribi
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Humour et Fantaisies, avec Maurice Henry accompagné de :
Gus Bofa, Beuville, Chastel, Roger Wild, André Girard.
De toutes évidence, la révolte,
le rêve et le rire furent les bonnes
fées qui se penchèrent
le 24 décembre 1907 à Cambrai
sur le berceau de Maurice Henry.
Très tôt passionné par
la découverte du surréalisme
naissant autour d'André Breton,
il s'adonne alors à l'écriture
poétique, au dessin et gagne
sa vie comme journaliste.
Le succès aidant, Maurice Henry
découvre vite l'agréable liberté
imaginative offerte par le dessin
d'humour. Le cinéma et la mise
en scène mettent à profit
son sens du gag.
La mort le saisit au coeur
le 21 octobre 1984 à Milan.
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Qui sont et où se trouvent
les grands de demain
Qui peut le dire?
Ce sont les regards,
les coups de coeurs des autres
qui en décideront.
Nous ne faisons qu'ouvrir la porte,
tendre la main. Offrir nos murs
pour y accrocher les rêves fous
de jeunes gens qui ont choisi pour vie
l'univers du dessin et de la peinture.
L'Atelier An. Girard a organisé en 1999
puis en l'an 2000 des expositions
de leurs travaux conçus au sein de l'Ecole
Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.
Ces recherches étaient riches.
Ce fut chaque fois un succès.
Les dirigeants et professeurs de l'ENSAD
ont accepté de poursuivre cette initiative
en septembre 2001. Nous les en
remercions... ainsi que tous nos amis
et les curieux qui ont découvert l'ardeur et
l'invention de ces jeunes artistes.
Ils ont besoin de votre adhésion
et de votre émotion partagée.
C'est un encouragement à leur devenir.
C'est notre unique raison
de perpétrer cette aventure.
Danièle Delorme
Association des anciens élèves de l'ENSAD,
Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs,
31, rue d'Ulm, 75240 Paris.
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Peintre, dessinateur, illustrateur, Wolff a choisi le pastel à l'huile comme moyen d'expression. Il choisit le plus souvent ses sujets en se référant à la vie quotidienne transformant avec humour la réalité en un jeu poétique.
...sous ses doigts, le moindre objet perd sa signification, cela lui permet d'en acquérir aussitôt une autre. Patrick Wolff déforme tout ce qu'il touche... Incapable de voir les choses comme tout le monde, pour un peu il nous obligerait à les voir comme il peint... en un mot, on croit rêver. Didier Martin, écrivain.
Une saga du quotidien dérisoire, à mi-chemin entre l'humour et le désespoir. Jean-Louis Ferrier, critique d'art.
Le petit monde de Patrick Wolff est parfaitement incongru. Miné de l'intérieur, il entraîne le public à un léger vertige. Brigitte Paulino-Netto, critique.
Il est des artistes qui ressassent leurs révoltes, leurs obsessions. Patrick Wolff témoigne plus simplement de sa quotidienneté. Le temps qui passe. Une petite musique implacable et éphémère. Walter Lewino, journaliste.
Ce qui empêche les dessins les plus acides de Patrick Wolff de tomber dans la férocité la plus totale, c'est la délicatesse. Yann Moulier.
"Chez lui il y a de l'humour, de l'invention, de la fantaisie, un jeu immatériel de la matière, une écriture amusée de la vie. Car c'est là je crois, la nouveauté, dans son oeuvre : elle aborde magnifiquement le monde tranquille des objets. Wolff les décrit sur le mode de la perception, de la fascination tactile, transcrivant par leur toucher leur forme interne, leur forme intime. Wolff dit que la vie est l'aboutissement de mille morts, de mille vies, qu'elle se construit, à travers le temps, en profondeur, malgré l'effrayante certitude de la fin". Revue de l'ENA.
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Peintre, dessinateur, Christian Bouchon nous présente des dessins et des pastels.
Christian Bouchon s'est fait le "piéton de Paris", à l'imitation d'Aragon. Rien ne lui est plus nécessaire que la présence des choses, des arbres et des rues. Tout ce qui a chance d'approfondir la vision et rend plus subtil le regard, intervient pour beaucoup dans la démarche de ce maître du paysage urbain. Juliete Darle, le temps des poètes
Ses dessins représentent des scènes de rue, cafés, arrêts de bus avec grouillement de foule, comme s'il s'efforçait de saisir non plus sa vision psychologique, mais surtout à un niveau plus essentiel, primitif, les inexplicables manifestations de la vie. Michael Gibson, N.Y. Herald Tribune
Ils (dessins et pastels) sont grouillants de vie, pétillants de vérité. Ils expriment d'une façon inhabituelle, avec tendresse et acuité, le monde étrange dans lequel nous sommes et que Christian Bouchon voit avec ses yeux d'artiste et de poète. Il a su, en effet créer un univers plein de poésie fine et grave, des "plumes" sans mots qui disent si clairement les choses. Edouard Pignon, Hélène Parmelin, Les Lettres Françaises
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Scène de ménagerie, dessins d'illustration.
Les textes qui accompagnent les images sont de Vincent Pachès. Livre édité chez Seuil.
Le peintre et le poète ressuscite la fable, l'apologue ou le satire. On s'émerveille de l'entrelacs du verbe et du dessin de ces "animots" pour rire. Qui tenait la main de l'autre? Qui miaulait sous la table et hennissait derrière la porte?
Qui sont ces animaux? Certains sont devenus nos compagnons de jeu, de solitude ou de misère, nos enfants supplémentaires, nos conjoints supplétifs.
"D'hommestique", selon un heureux jeu de mots de Jacques Lacan, l'animal a été aussi perfusé d'humain ...
... Je te mange, donc je suis toi ...
Qui n'a pas peur du serpent?! ...
... L'homme se sent moins seul quand il peut se placer dans une chaîne mystique entre dieu et les animaux! ...
... "Animal, mon frère, toi..." écrivait Lou Salomé, amoureuse de Rainer Maria Rilke.
Serge Vallon
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Peintre, illustrateur, dessinateur humoristique, pilote, peintre de l'air et de la nature.
Il est grand, de belle allure, des plumes multicolores et un bec tout noir qui trampe dans le "Pelikan".
Il connaît tous les habitants des bois et des forêts, ainsi que toutes les essences d'arbres, mais ses yeux pleins d'étoiles ne cessaient de regarder là haut. Il voulait connaître le ciel, élargir son horizon et tutoyer les astres.
Un beau jour, il s'élança vers le ciel, monta plus haut que "Canson et Mongolfier" bien au-delà des nuages.
Il dessina dans le ciel.
Il sut que c'était son domaine. Il fut encore plus haut, en ramena une étoile, sa bonne étoile, et l'accrocha à son nom. C'est un oiseau vraiment cordial, un oiseau rare comme l'a observé son ami Jacques Perret.
François San Millan
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Petite figurante dans "Les Visiteurs du Soir" aux Studios de la Victorine en 1942, je n'ai vraiment fait la connaissance d'Alexandre Trauner que dans "La Jeune Folle" où l'on m'avait choisie pour y tenir le rôle principal. J'étais malheureusement trop jeune alors pour apprécier et mesurer quel artiste il m'était offert de rencontrer. Je me sens coupable aujourd'hui de n'en avoir pas assez profité!
La vie ne m'a pas donné, hélas, la chance de retravailler avec lui dans un autre film. Mais je le rencontrais souvent avec les copains, au hasard du métier. Je fus toujours impressionnée, et à la fois à l'aise, avec ce petit grand homme. Si diablement intelligent, ouvert, joyeux, malicieux, respirant la bonté, l'amitié, des qualités humaines bouleversantes.
Il y a cinq ans, j'ai ouvert une galerie à la mémoire de mon père, le peintre An. Girard. J'ai souhaité depuis diriger mes choix vers l'art du dessin. Alexandre Trauner n'était-il pas un des plus extraordinaire dessinateur du 20e siècle lorsqu'il inventait les décors des grands films qui l'ont rendu célèbre...
Merci donc à Nane, sa femme, de me permettre de donner vie et d'accueillir deux mois, à l'atelier An. Girard, ces magnifiques maquettes qui reflètent l'oeuvre d'un décorateur unique durant une longue période cinématographique d'une richesse incomparable.
Danièle Delorme
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Il y a des gens qui s'imaginent
Que la peinture est une partie de plaisir
C'est une passion violante
Qui va chez moi augmentant.
La peinture supprimée
La vie m'apparait dénuée d'intérêt.
Je travail dur.
Ce n'est pas toujours drôle
De stationner des journées entières
Avec cette sacrée bise des Vosges
Qui vous single par des 10°
Au dessous de zéro
Mais c'est tellement beau
Oublier Cézanne, Rousseau, Picasso
Ne voir qu'en soi, ne compter que sur soi
Aller droit devant soi
Il y a sans doute dans mes oeuvres
Quelque chose de caché
Sous leur aspect simple.
Le mystère des choses, des êtres
Et aussi celui du peintre se fera sentir
Pour ceux qui regarderont
Avec leur coeur.
Zingg.
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Images imaginaires.
Nous vivons. Les yeux fermés. Mose écorche nos paupières cillées. D'un coup de rasoir surgit l'insolite. L'hypothèse... Et si ça se passait comme ça? ... Quelle ironie!
Le dessin de Mose fait tomber nos chaines. Il trafique de la matière et de la vie, du monde, de notre temps. Il nous avertit en douceur, de ce qui peut arriver. Ses terreurs sont de bonnes compositions, ses prophéties, d'un ange de lumière.
Il ne fait pas le fier. Il est bien élevé, gentleman dans la révolte, anti-pharisaïque : il n'est pas vertueux.
Généreux, spermatique... à tous les souffles.
Comme un sourire au-delà des nuages.
Jean-Maris Auzias
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Bibliographie des ouvrages illustrés par Gus Bofa
Dessins et aquarelles d'un "cynique souriant"
Né a Brive-la-Gaillarde en 1883 il meurt à Aubagne en 1968.
...Outre le dessin, il a pratiqué la gravure sur cuivre et la lithographie...
Pendant la guerre de 14, il dirige la "Baîonnette" et donna du "fil à retordre" à la censure...
Illustrateur, on lui doit des volumes comme "Don Quichotte, "Villon", "les Fables de la Fontaine", "le Chant de l'équipage", "le Cirque" et "l'Hôpital Marie-Madeleine".
Mais son chef d'oeuvre, c'est sans doute "Synthèses Littéraires" : manière de concevoir la critique des oeuvres en les associant à la représentation symbolique de ce qu'aurait pu être la personnalité quotidienne de ceux qui les écrivirent.
C'est ainsi, par exemple, qu'il imagina de montrer Marcel Proust sous l'aspect d'un ouvrier horloger, occupé, dans son échoppe, à réunir pour le reconstituer, les pièces d'un réveil-matin, éparses sur son établi.
Maximilien Gauthier
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